QU'ON LEUR DECOUSE UNE ETOILE !  (DES BLEUS A L'AME) posté le vendredi 15 septembre 2006 11:12

Blog de lebancdetouche :LE BANC DE TOUCHE, QU'ON LEUR DECOUSE UNE ETOILE !
Jadis, lorsqu'un soldat faisait acte de trahison, on lui arrachait ses décorations et ses galons. De nos jours, lorsqu'un champion du monde usurpe son titre, fait acte de trahison envers toute la planète football, on lui enlève une étoile sur son maillot. La France avait pourtant fini par faire son deuil : la Coupe du Monde n'est pas un jeu où la France gagne toujours à la fin. Et qu'y a-t-il de plus douloureux que de perdre une finale de Coupe du Monde face à l'Allemagne ? Réponse : perdre une finale de Coupe du Monde face à L'Italie. Parfois même, on avait réussi à se convaincre que la victoire de l'Italie était celle du coaching de Lippi, que la Squadra méritait ce titre tout autant que la bande à Zidane, que le nouveau visage de l'Italie pendant la compétition mettait fin au trop emblématique cliché du catenaccio... En bref, cela faisait deux mois que la France s'était finalement résolue à jouer les bons perdants, même si la pilule avait été fort dure à avaler.

Mercredi 6 septembre 2006, 20h45 : La France a peur. Ou plutôt LES France ont peur. La France du passé, celle qui chante encore à tue-tête "I Will Survive" dans les mariages et les communions, qui pardonne à Zidane son trop fameux coup de boule, a peur, précisément parce que le numéro 10 des Bleus n'est plus là. "Ouh là la, attention, les Italiens c'est quand même les champions du monde, et nous on a même plus Zizou...". Respect. La France des journalistes a peur aussi, mais pour une toute autre raison. Le sélectionneur "des astres" (en un mot si vous le souhaitez) nous a encore gratifié d'une de ces facéties qui auront tôt ou tard leur place dans un recueil de bonnes blagues de Guy Montagné. Sidney Govou est titulaire. "A Lyon ? Ah, c'est bien qu'il revienne dans le groupe professionnel..." Non. Titulaire en Equipe de France. Face à l'Italie. Dans un système qu'on pensait avoir définitivement enterré face à la Géorgie, étant donné l'efficacité du 4-4-2.

4-2-3-1, ou comment prolonger jusqu'à l'indigestion, jusqu'au dégoût, un système qu'on identifiera ad vitam eternam à l'ère Zidane. Dans le rôle du futur Zidane... et après avoir casté Camel Meriem, Franck Ribéry. Moins glamour, c'est sûr. Mais Domenech s'attache à ces symboles qui font du ballon rond la plus belle histoire d'amour avec le peuple français. Il fallait un meneur de jeu pour affronter l'Italie, juste histoire de rappeler qu'il en a manqué un pendant une bonne dizaine de minutes un malheureux soir de juillet. Histoire de remuer le couteau dans la plaie. Histoire aussi de contribuer encore et toujours au mythe du dieu Zidane, selon lequel on aurait gagné la Coupe du Monde avec lui... La France aime les histoires à dormir debout.

Et pourtant, ce France-Italie de Saint-Denis (environ 2006 ans après Jésus-Christ) n'a rien d'une histoire à dormir debout, même si je me demande encore si je n'ai pas rêvé en voyant Govou effectuer une splendide reprise de volée au bout de 62 secondes, laissant impuissant le génialissime Buffon. Un joueur de CFA crucifie un gardien de deuxième division dans une revanche de finale de la Coupe du Monde. Stupeur... et tremblements : Govou est-il appelé à devenir un joueur indiscutable du team France, lui la cinquième roue du carrosse, courtisé par les plus grands clubs (de seconde zone...) ? En tous cas, il faut reconnaître, à mon grand désespoir, que sa titularisation a rapidement trouvé justification. Plus tard dans la soirée, il récidivera, assurant définitivement une victoire de l'Equipe de France acquise dès les cinq premières minutes.

Car, outre le coup de bluff (payant) de Domenech, on retiendra surtout la fort belle copie rendue par les Bleus. Depuis la prise de fonction du sorcier grisonnant, jamais l'Equipe de France n'avait atteint ce niveau de simplicité, d'abnégation, de technicité, même quand elle surclassa le Brésil cet été. Et ce SANS ZIDANE. Merci, enfin on va pouvoir respirer sans Zidane, allumer la TV sans Zidane, jouer sans Zidane. Zidane est mort... vive Ribéry ! Le quatuor offensif, porté par Scarface et relayé avec intelligence par un Henry en position de 10 et demi, a tout simplement étouffé l'arrière-garde transalpine, réduisant Cannavaro à un rôle d'icône photographique pour jeunes filles en mal d'affection. Et si Buffon n'avait pas réalisé un match honnête, l'addition aurait sûrement compté le supplément parmesan sur la pizza Reine cuisinée par les Bleus.

"Et y sont où, et y sont où, et y sont où, les Italiens ?" Ah, ça fait du bien, en effet ! La France ne jouait donc pas la bonne perdante depuis deux mois, au contraire. Partout en France, en ce mercredi 6 septembre, on a fêté la victoire de la France en finale de la Coupe du Monde jusque tard dans la nuit. Les chauvins de tous poils, les italianophobes en série, les nationalistes chantant... et tout ce qui reste de Français (c'est-à-dire peu) ont pour un instant refait l'histoire et décousu la quatrième étoile des Azzuri pour la placer dignement au-dessus du coq français. Et peu importe la véracité des faits, vous savez déjà que la France aime les histoires à dormir debout.

Phil Doucet
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PONI HOAX - PONI HOAX  (Y'A PAS QUE LE FOOT DANS LA VIE !) posté le jeudi 07 septembre 2006 17:11

Parce qu'il n'y a pas que le foot dans la vie (comme le nom de la rubrique l'indique), vous trouverez dans cette rubrique les coups de coeur de la rédaction, que ce soit en musique, en cinéma, en littérature... ou autre.

La musique adoucit les moeurs dit-on. Pas évident de rester de marbre après un Lorient - Sedan, un  Nice - Sochaux : il faut bien retrouver goût à la vie. Alors avant de songer à la corde, procurez-vous d'urgence le premier alubm de Poni Hoax, sobrement intitulé... bah, Poni Hoax (ouah, l'originalité). Originaires de Paris, cet ovni musical s'était fait remarquer l'année passée avec le maxi "Budapest", un morceau plutôt electro (mais encore faudrait-il définir ce que c'est l'electro) aux sonorités très années 80 et chanté par une voix qui peut pour certains vous faire dresser les poils... ou le reste.

Je vous vois venir : "ouais, l'electro c'est hyper branchouille, mais moi j'm' en contrefous, parce que c'est de la merde et moi j'aime que le rock'n'roll et balancer ma tête de haut en bas au son des grosses guitares". Moi aussi. Et vous auriez tort de passer à côté de Poni Hoax, car ce disque est tout sauf une énième galette estampillée "french touch" à la Daft Punk. Attention, je ne dis pas qu'il me vient des fourmis dans les pieds lorsque j'écoute ce disque, mais il faut chercher ailleurs que sur un dancefloor les influences du groupe. Il suffit d'écouter le premier morceau "She's on the radio" (ouais... même pas capable de chanter en français en plus !) pour comprendre que tout l'album est un condensé de ce qui se fait de mieux musicalement depuis ces 20 dernières années : pop sirupeuse qui ferait (presque) passer Jarvis Cocker et ses copains de Pulp pour des has-been, new-wave décomplexée, mouvements de batterie purement rock et bidouillages "electro mais pas trop".

En résumé, voilà un disque qui explore la richesse de la musique, à conseiller à tous ceux qui sont fâchés avec les musiques électroniques... ou la pop. A acheter d'urgence... et non à télécharger illégallement, bande de petits filous !

Phil Doucet
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CHAPEAUX, MOLLETS ET BALLON DE CUIR  (LA LIGUE DES CHAMPIGNONS) posté le jeudi 07 septembre 2006 16:35

Blog de lebancdetouche :LE BANC DE TOUCHE, CHAPEAUX, MOLLETS ET BALLON DE CUIR
Il est des compétitions qu'on ne saurait manquer sous aucun prétexte. Les afficionados de la Petite Reine retrouvent avec plaisir Gérard Holtz et son Vélo Club chque mois de juillet, les férus de balle jaune emplissent les gradins de la Porte d'Auteuil dès les premiers rayons de soleil du mois de mai. Les spécialistes du ballon rond ont eux un rendez-vous annuel avec les étoiles : la Ligue des Champions. Pour les quelques demoiselles qui seraient tombées par hasard sur cette page, késako la Ligue des Champions ? Imaginez, mesdemoiselles, qu'on décide de réunir dans un même concours ce que l'Europe a de plus glamour, de plus poétique et de plus esthétique : "non, non, ce n'est pas l'Eurovision, chérie..." Footballistiquement parlant, la Ligue des Champions, c'est à peu près cela.

Enfin... conceptuellement parlant, c'est à peu près cela. Sans rentrer dans des considérations géopolitiques sur l'ouverture de la Grande Europe du Football, ni donner la fessée aux ardents défenseurs d'un football égalitaire, il faut reconnaître que la Ligue des Champions perd cette année de son prestige, de sa lumière. En effet, il est bien loin le temps de la première version de la Ligue des Champions, avec ses huit meilleurs représentants des huit meilleurs championnats. Aujourd'hui, place à ce florilège non exhaustif de ce que le football européen compte de diversité, d'incohérence... et de laideur technique. 32 clubs élus selon le sacro-saint indice UEFA, 3 tours préliminaires et autant de pièges dans les fiords norvégiens et les goulags sibériens, et des phases de poules où les niveaux sont dénivelés : est-ce donc ça la Belle Europe ? Trop de chapeaux (de poule) tue le chapeau (celui qu'on tire en signe d'admiration).

Bien que profondément européen, je ne me reconnais pas dans cette Europe du football. Je ne tenterai pas non plus le diable en affirmant être pour un G14 dicté par la loi du chiffre. Mais il est clair qu'il faut ici souligner le manque à gagner, pour les amateurs du ballon rond, d'une compétition ouverte à tous. Afin de faire partie du gratin, il suffit d'être maître en sa demeure : Lyon pour la France, Chelsea pour l'Angleterre, Barcelone pour l'Espagne, etc. Mais être champion de son pays ne signifie pas pour autant qu'on est un grand club, même historiquement parlant : le Levski Sofia, par exemple, ne peut être comparé au FC Porto (déjà vainqueur), ni même au Celtic Glasgow, qui a écrit de belles pages européennes. Pour tromper son monde, l'UEFA a créé un indice permettant de relever la compétition en offrant la possibilité aux championnats relevés d'envoyer plusieurs représentants. Mais du coup, peut-on encore parler de Ligue des "Champions" quand Lille, le Sporting, l'Olympiakos  et le Spartak Moscou  s'invitent  à la table des seigneurs ?  Au lieu d'agrandir la confrérie de la Coupe aux grandes oreilles, n'aurait-il pas été plus judicieux de la  limiter à sa plus simple expression ... soit les meilleurs des meilleurs, comme au départ. 

Cette année, la compétition perd encore de sa splendeur, avec la disparition du champion d'Italie en titre. L'indice UEFA a d'ailleurs failli avoir comme conséquence la participation du Chievo Vérone à la Ligue des Champions ! Le Chievo Vérone... c'est un peu comme si Lyon avait été remplacé sur le fil par Rennes... Bienvenue, donc, dans une compétition où vous croiserez avec plaisir et entrain le Levski Sofia, le Sporting du Portugal, le Spartak Moscou, Bordeaux, Olympiakos le Pirée (...à venir, un peu d'humour ne faisant pas de mal), le Shahktar Donestk, le Steaua Bucarest, le Dynamo Kiev, le FC Copenhague, Hambourg, Lille, Anderlecht et l'AEK Athènes. Alléchant, non ? Merci l'indice UEFA qui permet l'apparition de deux clubs ukrainiens, de deux clubs russes, de trois clubs portugais, mais qui refuse un quatrième club à la France et à l'Allemagne, deux des cinq meilleurs championnats.

Alors convaincu d'un retour à une Ligue des Champions à huit clubs ? Voici à quoi elle pourrait ressembler :

Groupe A :
- Barcelone
- Lyon
- FC Porto
- Vainqueur (ou finaliste) de la C1 : Arsenal

Groupe B :
- Juventus (oui, d'accord, Inter Milan)
- Chelsea
- PSV Eindhoven
- Bayern Munich

C'est quand même plus emballant... En outre, la compétition est moins longue pour les clubs, qui préservent ainsi leurs joueurs. A l'heure où la guerre est déclarée entre clubs et Fédérations Nationales, voici une piste pouvant laisser espérer un cessez-le-feu.

Phil Doucet
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IN BED WITH VIKASH  (DES BLEUS A L'AME) posté le jeudi 07 septembre 2006 16:24

Blog de lebancdetouche :LE BANC DE TOUCHE, IN BED WITH VIKASH
Tandis qu'en Italie la Juve se bat pour faire effacer les dernières traces du scandale de la corruption, la Fédération Française de Football s'invente elle aussi son "affaire" de l'été, sa saga made in TF1. Dans le rôle du Maître du Zodiac (du nom de l'embarcation pneumatique qu'il utilise pendant ses vacances à Saint-Trop'), Vikash Dhorasso : 33 ans, beau gosse intello, amoureux de la haute couture et confident de Pascale Clark en aparté. Ah oui, accessoirement, il paraît qu'il est joueur de foot, dans un club de la capitale qui bizarrement n'est pas le Red Star. Pourtant Vikash joue souvent en CFA, mais il s'en fout parce qu'il connaît l'ouvreuse de l'EDF (comprenez Equipe de France), Estelle Denis, et comme il est (était) bien pote avec son mari, il a des entrées gratuites pour les matchs de la Coupe du Monde.

Mais voilà, le petit Vikash s'ennuyait ferme en Allemagne, vu que personne voulait le laisser jouer avec le ballon. Une fois, pour lui faire plaisir, un certain Raymond D. l'a mis sur la pelouse pendant au moins 5 bonnes minutes... c'était déjà ça. Du coup, Dhorasso s'est dit qu'il devait se trouver une activité, comme en colo quand c'est quartier libre. Gaël Givet, un de ses copains de colonie, avait déjà opté pour la pâte à modeler, et Greg Coupet pour l'atelier cuisine... plat du jour, choucroute à la grimace. Quand à Pascal Chimbonda, il s'était inscrit à... mais vous êtes sûr qu'il y était ? Bref, Vikash n'avait plus que le choix entre un bon bouquin d'origamie et une caméra. C'est tout naturellement que son choix s'est porté sur le second objet.

Lorsqu'il eut en main son petit joujou, son sang ne fit qu'un tour : "je vais enfin pouvoir devenir réalisateur", se dit Vikash. Car c'était son rêve d'enfant... Petit, il regardait "la Grande Vadrouille", "le Gendarme et les Extraterrestres", "Fantomas" et tous les autres succès de De Funès, en imaginant à son tour qu'il écrirait et tournerait de si belles comédies. La Coupe du Monde 2006 lui offrait enfin cette occasion : une version moderne de "La 7ème Compagnie" en Allemagne, avec dans les rôles principaux quelques acteurs sur le retour : Zidane, Makélélé, Thuram, Barthez... C'est dommage, Desailly n'était pas disponible, Pirès et Micoud n'avaient quant à eux pas le profil des héros imaginés par Dhorasso. Non retenus au casting préliminaire.

L'idée de Dhorasso était excellente. Si les "vieux" se faisaient lamentablement éliminer au premier tour, il serait le seul à pouvoir prouver par l'image que c'était leur film de trop. En revanche, s'ils allaient reconquérir le toit du monde, il vendrait à coup sûr des centaines de milliersde cassettes TF1 Vidéo. Deux titres avaient d'ailleurs déjà été déposés : "In bed with Vikash", un titre racoleur qui laissait espérer des moments plein de glamour dans les vestiaires et ailleurs, ou, plus conventionnel et dans l'esprit des anciens reportages dans l'intimité du camp tricolore, "Les Vieux dans les Bleus".

Malheureusement, on est encore loin de voir le chef d'oeuvre de Dhorasso dans les bacs. Pour l'instant, le feuilleton se déroule dans la presse et il se nomme "Vikrash dans la soupe". En effet, avant même d'avoir vu ne serait-ce qu'une seule image des centaines d'heures captées par le Parisien (de Saint-Germain), la grande famille tricolore s'inquiète des secrets qui pourraient y être révélés (sources : Le Parisien, de Gilles Verdez cette fois-ci). En clair, une bonne grosse affaire pour faire oublier aux derniers vacanciers que la Ligue 1 a déjà recommencé et qu'elle reste ennuyeuse à mourir : Lyon sera champion, Paris est déjà en crise, bref, la routine. Alors Jean-Pierre Escalope donne de sa personne pour faire croire à qui veut bien l'entendre que Vikash est à la base d'un secret qui pourrait à jamais changer la face de l'Equipe de France : une sorte de "Dhorasso Code" en somme.

On a pourtant peine à croire que Vikash détienne des images qui pourraient avoir des conséquences néfastes sur les Bleus et leur entourage. A priori, il ne s'agit que d'un film d'un remplaçant, "The Substitute", qui se prend à rêver qu'il est réalisateur de documentaire "branché" qui pourrait être chroniqué dans les Inrocks et les Cahiers du Cinéma. Il y a quelques mois, on a bien fait croire à des endimanchés du Festival de Cannes qu'un Real Madrid-Villareal pouvait être une oeuvre d'art (ndlr : "Zidane, un portrait du XXIème siècle"), je ne vois pas où est le mal. Oui, sans doute y verrons-nous des prises de bec entre Coupet et Barthez, soigneusement cachées par le staff de communication des Bleus. Nous verrons aussi certainement à quel point "Domenech" et "Coaching" sont deux mots différents : "l'absence de coaching est aussi du coaching", Amen (Saint-Domenech, vers 2006 ap. JC). Nous verrons sans doute le spleen de Trézéguet sur le banc, les bonnes blagues de Wilou et Malouda, la cicatrice de Ribéry... sans oublier un angle inédit sur le coup de boule de Zidane... le seul qui n'est pas encore été montré jusqu'alors.

En bref, ce film ne contiendra que des épisodes de la vie courante d'un groupe à qui on a jeté pierres puis fleurs. Rien de bien sensationnel en somme. Les secrets de cette vidéo, nous les connaissons tous déjà plus ou moins : Domenech n'a pas un lien fort avec son équipe, il existe des clans (comme dans les colos tiens, tiens...), des histoires qui n'intéressent personne. A la limite, ce film pourra avoir une dimension émotionnelle pour ceux qui voyaient en Zidane le sauveur de la nation, le mythe d'un homme qui décide lui-même de sa fin... et toutes les autres conneries qu'on a pu entendre à son sujet.

En résumé, il n'y a qu'une seule raison de condamner ce film : sa nullité. Vikash Dhorasso n'est pas un réalisateur, et ne le deviendra jamais (contrairement à ce qu'affirme Domenech). Il est par contre un excellent comédien, à n'en pas douter : il a fait croire à tout le monde qu'il jouait en Equipe de France alors qu'il venait tourner un film de vacances. Il n'y aura qu'un seul secret de dévoilé, et celui-ci viendra de la douche : Le Snake, ce n'est pas Youri Djorkaeff... c'est Thierry Henry.

Et si c'était Djorkaeff qui avait monté toute cette affaire ?

Phil Doucet
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